Très chers lecteurs, je vous présente le tant attendu troisième album des Kings Of Convenience. Il est néanmoins difficile à croire qu’il y en ai eu si peu depuis la création du groupe en 1999 -premier album 2001-, alors que d’autres en sont déjà à leur 6eme. Mais ce qu’il faut savoir c’est que KoC est avant tout la réunion de deux artistes indépendants l’un de l’autre et pourtant si complémentaire qu’il est difficile d’oublier, même à travers leur projet solo(WBA et Kommode), leur symbiose totale. Ainsi, Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe reprennent leur activité commune 5 ans après le sublime Riot on an Empty Street. Toujours aussi efficace Declaration Of Dependance, se dévoile sans obstacle, nous laisse le temps d’observer, d’écouter les subtilités à notre rythme sans jamais nous brusquer. Prendre son temps, savourer, sentir les vibrations des voix, des guitares, ou encore, des violons presque Sakamotoien, telle est l’essence des Kings Of Convenience. A quoi bon se presser alors que tout peut être si beau quand on prend le temps d’observer? Declaration Of Dependance est lent, certes, mais ce n’est pas cela qui le résume le mieux car c’est avant tout l’harmonie des rythmes tantôt enjoués tantôt mélancoliques qui font de cet album un objet précieux, une pièce unique de sa collection.La simple pochette , nous laisse rêveur. Bien sur, ils n’ont pas réinventés la musique, bien sur, vous avez du déjà entendre ce son quelques part là, mais n’est-il pas la façon dont on le travaille qui mérite notre attention? Je vous le dis, Kings Of Convenience est un grand groupe et ce dernier album ne fait que nous l’affirmer. Entre titres fars (Mrs. Cold, Boat Behind) et ballades enchanteresses (Scars On Land,24-25 …), l’alchimie est parfaite. Les voix s’accordent toujours avec une perfection remarquable, provocant une rafale de frisson dévastatrice. A l’instar des deux précédents albums, certaines chansons ne marqueront pas mais d’autres resteront gravées à vie. Ainsi les Kings Of Convenience continuent leur route, à leur rythme, à leur manière. Une déclaration de dépendance pas vraiment ; ca serait même le contraire.
Note générale : 15/20 # L’album est sublime mais peut-être manque-t-il encore quelques hymnes pour me faire fondre totalement.
Boat Behind
Axeley
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